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7 remèdes de grand-mère pour réduire les triglycérides

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Sommaire

Quand les triglycérides montent, on a souvent le même réflexe : chercher un « remède de grand-mère » simple, presque intime, comme si une tisane ou un aliment pouvait réparer discrètement ce que le corps signale. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des leviers naturels qui fonctionnent réellement, surtout quand les triglycérides sont légèrement à modérément élevés et qu’on débute en nutrition. La moins confortable, c’est qu’il faut hiérarchiser : quelques actions pèsent bien plus lourd que dix « astuces » empilées.

En bref

  • Les leviers les plus efficaces restent la perte de poids (viser 5 à 10 % peut baisser les triglycérides d’environ 20 %) et l’activité physique (10 à 30 %), même sans maigrir.
  • Côté « remèdes » : oméga-3 marins (poissons gras, et parfois suppléments) et fibres solubles (psyllium, avoine) sont les plus solides ; ail et thé vert peuvent aider mais modestement.
  • Si vos triglycérides sont ≥ 5 g/L (≥ 500 mg/dL), il faut un suivi médical rapproché ; autour de 880 mg/dL (≈ 8,8 g/L) ou au-delà de 10 g/L, la situation peut devenir urgente.
  • Pour juger l’effet de vos changements, une première réévaluation se fait souvent à 8 à 12 semaines (et on attend souvent 3 à 6 mois avant de décider si un traitement est nécessaire, selon le contexte).

Triglycérides élevés : ce que votre corps essaie de vous dire

Les triglycérides sont une forme majeure de stockage des graisses dans le sang. Ils circulent notamment via les VLDL et les chylomicrons, et leur devenir dépend d’enzymes comme la lipoprotéine lipase. Dit simplement : quand l’apport énergétique dépasse les besoins, quand certains sucres (dont le fructose ajouté) prennent trop de place, ou quand le métabolisme tourne au ralenti, les triglycérides ont tendance à grimper.

En consultation, je remarque souvent que la personne pense avoir « juste un mauvais chiffre », isolé, presque abstrait. Or les causes les plus fréquentes sont très concrètes : surpoids (particulièrement abdominal), sédentarité, alcool, résistance à l’insuline, mais aussi certains médicaments (corticoïdes, contraceptifs oestro-progestatifs, bêta-bloquants, certains antirétroviraux), une hypothyroïdie, une stéatose hépatique ou une part héréditaire.

Pourquoi s’en préoccuper ? Parce qu’un taux élevé s’inscrit souvent dans un contexte de dyslipidémie et d’athérosclérose, et parce que des valeurs très hautes exposent à un risque de pancréatite aiguë. Et là, on ne parle plus d’optimisation, mais de sécurité.

Se repérer vite : unités, seuils et situations à risque

 

Entre g/L, mg/dL et mmol/L, on peut vite se sentir perdu, et cette confusion nourrit l’anxiété. Retenez une règle simple : 1 g/L = 100 mg/dL. Et pour passer de mg/dL à mmol/L (spécifique aux triglycérides), on multiplie par 0,01129.

Catégorie g/L mg/dL mmol/L (≈)
Optimal / normal < 1,5 < 150 < 1,7
Limite supérieure 1,5-2 150-199 1,7-2,3
Élevé 2-5 200-499 2,3-5,6
Très élevé ≥ 5 ≥ 500 ≥ 5,7

 

Vous verrez parfois des chiffres un peu différents selon les sources. Cela vient d’incohérences de présentation, de recommandations qui varient, et du fait que l’interprétation dépend aussi du reste du bilan. Le repère le plus sécurisant : se référer à l’interprétation du laboratoire et à votre médecin, surtout si les valeurs sont hautes.

« Un résultat biologique n’est pas une note, c’est un message. L’objectif n’est pas de se juger, mais de comprendre ce qui, dans votre quotidien, alimente ce chiffre. »

 

Ce qui fait baisser le plus, naturellement (et sans se perdre)

Soyons clair : si vous cherchez l’efficacité, trois axes dominent.

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  • Perdre 5 à 10 % de son poids : c’est un objectif pragmatique. Cette baisse de poids peut réduire les triglycérides d’environ 20 % en moyenne.
  • Bouger régulièrement : viser 150 minutes d’activité modérée à intense par semaine, ou 30 minutes par jour. Une pratique aérobie de 30 à 45 minutes, 3 à 5 jours par semaine, peut faire baisser les triglycérides de 10 à 30 %, indépendamment de la perte de poids.
  • Réorienter l’alimentation : réduire les sucres simples et le fructose ajouté, limiter l’alcool (une portion correspond à 34 cl de bière, 12,5 cl de vin ou 4,5 cl de spiritueux), et s’inspirer d’une logique méditerranéenne (poissons gras au moins 3 fois par semaine, huiles d’olive et de colza, céréales complètes, légumineuses, légumes, fruits à IG bas, oléagineux).

Et si vous avez besoin d’un repère motivant : la combinaison alimentation, activité et perte de poids peut réduire les triglycérides de 30 à 70 % selon la situation. Ce n’est pas une promesse, c’est une fourchette : la variabilité individuelle est réelle.

Remèdes de grand-mère : ceux qui valent la peine d’être testés

Alors ne tournons plus autour du pot : certains « remèdes » sont surtout des rituels rassurants, d’autres ont une base plus solide. L’idéal est de choisir peu de choses, mais de les faire bien, en respectant les précautions et en sachant repérer les signes d’une infection du piercing du nombril.

Oméga-3 marins : l’option la plus puissante côté « naturel »

Par l’alimentation, visez des poissons gras (saumon, maquereau, sardine, hareng, thon) au moins 3 fois par semaine. En supplémentation, on distingue une dose « générale » autour de 1 g/jour d’EPA + DHA et des doses thérapeutiques de 2 à 4 g/jour lorsque l’objectif est une baisse plus marquée des triglycérides.

L’effet est dose-dépendant : la baisse attendue des triglycérides est de l’ordre de 20 à 50 % selon la dose. Mais prudence : au-delà de 3 g/jour, le risque hémorragique est théorique mais à prendre au sérieux, surtout si vous êtes sous anticoagulants. Dans ce cas, coordination médicale indispensable.

Psyllium : simple, concret, souvent mieux toléré qu’on ne l’imagine

Le psyllium est une fibre soluble. La pratique la plus simple : 1 cuillère (environ 5 g) dans un grand verre d’eau avant un repas. L’objectif global est d’atteindre 3 à 10 g/jour de fibres solubles. L’effet sur les triglycérides est généralement modeste, mais il est utile, et le bénéfice est souvent plus net sur le LDL. Bonus psychologique : la satiété augmente, ce qui soutient la perte de poids.

Deux précautions : bien s’hydrater, et espacer la prise des médicaments car l’absorption peut être modifiée. À éviter en cas d’occlusion intestinale.

Ail et thé vert : des alliés possibles, pas des moteurs

L’ail peut se consommer en cuisine, par exemple une gousse crue écrasée, ou via des extraits (des études utilisent des doses autour de 600 à 1 200 mg/jour). Les essais cliniques sont hétérogènes : l’effet sur les triglycérides est variable et plutôt faible à modéré, plus constant sur le LDL. Attention aux anticoagulants (risque de saignement) et aux troubles digestifs, et prudence pendant grossesse et allaitement.

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Le thé vert (catéchines) peut s’intégrer simplement : 1 tasse par jour. L’impact sur les triglycérides est généralement modeste. Évitez le surdosage en extraits concentrés, qui peut majorer irritations gastriques et interactions.

Un protocole simple sur 30 jours (pour arrêter de naviguer au hasard)

Une patiente me disait : « Je fais plein de petites choses, mais je ne sais pas si je fais les bonnes. » C’est un point clé : sans structure, on s’épuise et on abandonne. L’objectif sur 30 jours n’est pas la perfection, c’est la répétition.

  • Semaine 1-2 : réduire sucres simples et alcool, structurer 3 repas, introduire poissons gras (≥ 3 fois/semaine), 1 tasse de thé vert/jour si vous aimez, et psyllium (5 g/jour) si toléré. Bouger 30 à 45 minutes, 3 à 5 jours par semaine.
  • Semaine 3-4 : si surpoids, viser un déficit modéré et continuer. Ajouter une séance cardio plus longue (environ 45 minutes) et du renforcement 2 fois/semaine.

Pour mesurer l’effet sans vous obséder : pesée hebdomadaire, carnet alimentaire si cela vous aide, et reprise de bilan souvent recommandée à 8 à 12 semaines. Si les triglycérides étaient très élevés au départ, ou si des symptômes apparaissent, le calendrier doit être discuté plus tôt.

Sécurité : quand consulter, et comment articuler naturel et traitements

Si vos triglycérides sont ≥ 5 g/L, il faut un suivi rapproché. Aux alentours de 880 mg/dL (≈ 8,8 g/L), ou au-delà de 10 g/L selon certaines sources, on parle souvent d’urgence métabolique. Et si vous avez douleurs abdominales intenses, nausées, vomissements ou fièvre, allez aux urgences : il peut s’agir d’une pancréatite aiguë.

Côté traitements, votre médecin peut proposer des statines en cas de dyslipidémie mixte selon le contexte, des fibrates plutôt quand les triglycérides dépassent 2 g/L, ou des oméga-3 pharmaceutiques avec des doses de 2 à 4 g/jour. Certaines molécules ont peu d’effet sur les triglycérides (par exemple l’ézétimibe), et certaines résines peuvent au contraire les augmenter, d’où la nécessité d’un avis médical.

Enfin, prudence avec la levure de riz rouge : elle contient une substance identique à la lovastatine, sa monacoline K est réglementée (limite à 3 mg/jour), son effet est surtout sur le LDL, et les risques (foie, muscles, interactions) ressemblent à ceux des statines. Elle ne doit pas être bricolée en autonomie, surtout en association.

Si vous deviez ne garder qu’une règle : informez toujours votre prescripteur de ce que vous prenez ou envisagez (ail, curcuma, fibres, oméga-3, levure de riz rouge). Votre corps, lui, fait déjà le lien entre tout cela, même si nous préférons compartimenter.

Hélène Caradec

Psychologue de métier, avec une dimension spirituelle. Rédactrice en chef.

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