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Vous cherchez un art martial qui apprenne à se défendre sans vous enfermer dans une logique de « force brute » ou de performance à tout prix ? Le pencak silat est justement une pratique très diverse, à la fois technique, culturelle et progressive, qui peut aider un adulte débutant à Paris à trouver un cadre solide pour travailler la confiance, la distance et la sécurité. En tant que psychologue, je constate que beaucoup hésitent par peur de « ne pas être à la hauteur » : c’est souvent moins une question de capacité qu’une question d’environnement et de méthode.
En bref
- Le terme « pencak-silat » se formalise en 1948, mais la pratique renvoie à des traditions plus anciennes et à une grande diversité d’écoles.
- On le présente souvent comme un triptyque: art, self-défense, spiritualité.
- Pour choisir un club à Paris, regardez d’abord la pédagogie (progression, sécurité, armes) et les affiliations annoncées.
- Faites une séance d’essai et comparez au moins deux clubs avant de vous engager.
Comprendre ce que recouvre vraiment le pencak silat
Le vocabulaire peut dérouter, et c’est normal. On rencontre plusieurs écritures, parce que l’usage varie selon les régions et les transcriptions: Pencak, Pencak-Silat, Penchak-Silat, Silek, etc. On retient surtout une idée simple: derrière un même nom, il existe une multitude d’écoles, avec des couleurs différentes. Des références historiques évoquent des traces anciennes, parfois très anciennes, mais les sources écrites considérées comme plus fiables remontent au XVIIIe siècle. Ce que l’on sait, c’est que la diversité actuelle est massive: 150 styles sont référencés, et l’on parle aussi de plusieurs centaines de courants.
Une structure pédagogique qui rassure (quand elle est bien transmise)
Dans de nombreux clubs, l’apprentissage suit une logique en paliers. On commence par des jurus, des enchaînements codifiés qui donnent un socle, puis on passe au travail à deux, plus vivant, plus réaliste, mais aussi plus encadré. Cette progressivité n’est pas un détail: elle protège le corps, mais elle protège aussi l’estime de soi. Une patiente me disait un jour, après son premier cours, qu’elle avait « enfin le droit d’apprendre lentement ». C’est exactement l’esprit d’une bonne pédagogie.
- Phase 1: mémorisation des jurus et bases de déplacement (langkah).
- Phase 2: drills face à face, gestion de la distance et de la sécurité.
- Phase 3: intégration progressive de clés, projections et, selon les écoles, des armes avec matériel adapté.
- Phase 4: improvisation plus avancée, quand les bases sont stables.
Styles, perguruan: comparer sans se perdre
On entend parfois « c’est du silat » comme s’il n’existait qu’un bloc homogène. Or l’orientation peut aller d’une dimension plus artistique (formes dansées comme bunga ou kembang) à une dimension plus combat ou self-défense, sans que l’une soit « meilleure » que l’autre. Ce qui compte, c’est l’adéquation avec votre objectif: apprendre à vous protéger, vous remettre en mouvement, ou viser une pratique sportive.

| Ce que vous cherchez | Ce qui peut l’indiquer en cours | Question simple à poser |
|---|---|---|
| Self-défense | Travail à deux, progressif, gestion de la distance, cadre sécurité | « Comment progresse-t-on du jurus au face à face ? » |
| Dimension culturelle et esthétique | Présence de formes dansées, musique, démonstrations | « Quelle place ont bunga ou kembang dans l’année ? » |
| Compétition | Référence au tanding (combat) et au seni (artistique) | « Quelles affiliations et démarches en France ? » |
Armes et sécurité: un point à regarder sans tabou
Le pencak silat inclut, selon les écoles, un travail d’armes (parang, kris, bâtons, sarong, couteau, etc.). C’est souvent impressionnant, et c’est précisément pour cela qu’un club sérieux parle d’abord de progressivité: matériel inerte pour débutants, protections, encadrement, et pas d’exposition à des armes tranchantes pour les nouveaux. Soyons clair: ce n’est pas « jouer à se faire peur », c’est apprendre des distances et du contrôle.
Paris: repérer une offre, puis choisir
A Paris, on trouve des associations et des clubs qui se réclament du pencak silat, parfois dans des dojos identifiés (par exemple du côté du Paris 10, métro République, et un dojo de Grenelle est cité dans certaines informations de clubs). Les horaires peuvent exister en créneaux du type mardi 20 h 30, jeudi 20 h 15, vendredi 19 h à 20 h, mais l’essentiel est de les vérifier directement au moment de contacter.
Quand un cours annonce une progression lisible, des règles de sécurité explicites et un espace où l’on peut poser des questions sans être jugé, l’apprentissage devient plus rapide, parce qu’il devient plus serein.
Avant de vous inscrire, retenons une logique simple: contactez, essayez, comparez. Demandez les affiliations annoncées (IPSI, PERSILAT, PESAKA, ou le cadre fédéral en France via la Fédération Française de Karaté et sa commission dédiée), questionnez la gestion des débutants, et observez ce que votre corps vous dit à la fin de la séance: fatigué, oui, mais en confiance, pas en alerte.
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